Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /Déc /2009 21:11

Les vacances demeurent une priorité pour les français et les européens, mais des arbitrages se feront sur la consommation.



:: 2008 : La conjoncture rattrape le tourisme



Ce secteur jusqu’alors relativement épargné (croissance forte, taux de départ en progression…), montre aujourd'hui que les
français font des arbitrages très nets. Ils se traduisent par des baisses de demande sur de nombreux types de séjours et de prestations.


Le Baromètre annuel Opodo1 2008 (réalisé par le Cabinet Raffour Interactif), fait ressortir
4 points essentiels :
- Le tourisme de loisir s’installe dans une
crise structurelle ? Le taux de départ des français en vacances poursuit son érosion (58% des français sont partis en 2008 en tourisme de loisir, contre 64% en 2003).


Cette observation est plutôt surprenante au regard des données diffusées par la Direction du tourisme qui affiche un maintien du taux de départ en vacances.

   

- Les français
économisent pour préserver leurs vacances principales : le taux de départ pour les séjours en hébergement non marchand est de 29% (28% en 2007), alors que celui pour les séjours marchands passe de 32% en 2007 à 28% en 2008,



- Le succès de l’
e-tourisme se confirme : 31% des vacanciers ont acheté leurs voyages en ligne !



- Les
classes moyennes principales victimes de la crise des vacances : le décrochage est sévère en 2008 avec un taux de départ de 66%, contre 71% en 2007.



Lire le détail des résultats du
Baromètre Opodo – Raffour

:: 2009 : Les vacances demeurent une priorité, mais la consommation sera plus raisonnée

En mars 2009, la plupart des centrales de réservation et distributeurs indiquent une nette baisse des réservations pour cet été, comparativement à l’an dernier, à la même date.

Ce mois marque traditionnellement les engagements pour les vacances d’été : réservation des colos pour les enfants, location de gîte ou d’appartement et, pour les plus prévoyants, réservation des vacances en tout compris qui sont toujours moins chères 3 ou 4 mois avant le départ. Les familles vont manifestement attendre la dernière minute pour se décider, quitte à partir… chez mamie, ou rester finalement à la maison …

Un taux de départ en baisse, mais une volonté de partir malgré tout !

55 % des français ont l'intention de partir en vacances en 2009 selon le Baromètre annuel OPODO. L’enquête montre que l’arbitrage budgétaire se fera au profit des vacances principales.

Selon l’
enquête récente Ipsos-France Bleu2, 51% des Français ne partiront pas en vacances cet été. Ce taux grimpe à 82% pour les foyers les plus modestes. Outre les 40% de Français qui disent ne jamais partir en vacances d’été, 11% déclarent que s’ils partent habituellement en vacances d’été, ce ne sera pas le cas cette année.



Lorsqu’on leur demande quel est le sentiment qui résume le mieux leur état d’esprit à l’égard de leurs prochaines vacances d’été … :



- c’est la sérénité qui prévaut pour une large majorité d’entre eux (46%).
- l’impatience et l’incertitude viennent ensuite à égalité (22%),
- loin devant l’appréhension (8%).

Lire le détail des résultats de l’enquête Ipsos – France Bleu

Des compromis qui induisent des changements dans les habitudes

Les contraintes budgétaires et les incertitudes sur le proche avenir vont amener les Français à modifier leurs habitudes.

Selon l’enquête Ipsos-France Bleu, 25% des personnes qui partiront en vacances cet été déclarent qu’elles privilégieront la France plutôt que l’Etranger, tandis que 24% pourraient être amenées à mieux découvrir des régions françaises qu’elles connaissent peu et même 21% à redécouvrir leur propre région.

Un Français sur cinq réduirait la durée de son séjour (21%) ou réduirait les dépenses liées au transport (14% partiraient moins loin, 6% changeraient de mode de transport).

L’incertitude liée à la crise semble inciter près d’une personne sur trois (31%) à réserver plus tard que d’habitude ou même à la dernière minute. En effet, 16% des personnes interrogées déclarent qu’elles réserveront à la dernière minute en fonction des promotions, et 15% réserveront plus tard que d’habitude, ne sachant pas de quel budget elles disposeront.

Cette incertitude se retrouve dans l’étude réalisée par BENCHMARK GROUP3, 43% des sondés indiquent avoir l'intention d'attendre plus longtemps qu'en 2008 avant de réserver, en raison des incertitudes liées à la crise (53%) ou pour obtenir de meilleurs prix (47%).

Par rapport à l'an dernier, les intentions de départ à l'étranger sont en baisse (32,2% contre 34,1%). Une majorité partira en Europe ou en Afrique du Nord, l'Espagne étant la première destination envisagée.

Selon une autre enquête du portail d’opinion sur les voyages HOLIDAYCHECK4, 91% des personnes interrogées souhaitent se changer les idées et partiront en vacances en 2009. Mais des compromis seront opérés. Si 15% des touristes français ont choisi de partir moins souvent, 11% opteront quant à eux pour des séjours plus courts et 10% privilégieront des destinations plus proches.


Côté budget, les tendances sont à la restriction des dépenses :

On observe que les arbitrages diffèrent selon que l’on a déjà décidé de réduire son budget vacances ou que l’on envisage simplement de le faire.

Selon l’enquête Ipsos-France Bleu, lorsqu’on leur demande quels sont les dépenses qu’ils réduiraient en priorité afin de diminuer leur budget vacances, les Français citent tout d’abord les dépenses faites sur leur lieu de vacances (34%, dont 18% qui réduiraient leurs dépenses de restauration, 10% leurs dépenses de loisirs et d’activités), devant les dépenses liées à l’hébergement (31%).

Au-delà des promotions, 23% des futurs vacanciers comptent davantage comparer les prix et marchander cet été.

On note par ailleurs que 30% des personnes qui partiront en vacances cet été estiment que la crise pourrait les inciter à se recentrer sur leur famille et leurs amis.

Dans son dernier sondage, le portail touristique de consommateurs
www.trivago.fr a demandé à ses utilisateurs si et de quelle manière ils réduiront leur budget vacances en 2009 (4).

Seulement 23 % des français interrogés ont déclaré qu'ils dépenseront cette année autant que d’habitude.

La grande majorité des sondés a l’intention de réaliser des économies côté budget vacances en 2009.
Lire les détails de l’étude Trivago.

Selon HOLIDAYCHECK, près de 45% des répondants ont précisé qu’ils feraient attention à leurs dépenses, seulement 7% des sondés ont répondu pouvoir se permettre de dépenser sans compter.

Une tendance qui se confirme dans les autres pays Européens 47% des répondants allemands déclarent qu’ils continueront à voyager comme auparavant. Cependant, 41% d’entre eux feront plus attention aux prix et à leurs dépenses d’une manière générale. Seulement 11,5% annuleront leurs séjours en 2009.

Les projets de vacances restent également inchangés pour nos voisins espagnols et italiens qui sont plus de la moitié à partir comme ils l’avaient prévu.

Selon l'étude réalisée par BENCHMARKGROUP, 55% des français projettent de réduire leur budget global de vacances 2009. Ils sont moins nombreux concernant les vacances d’été : 39%.

La moitié des sondés (50%) comptent faire des économies en réduisant leurs dépenses sur place et 33% en optant pour une destination moins onéreuse. Ils sont 31% à vouloir diminuer les frais d'hébergement, 18% les frais de transport.

Certains hébergements « économiques » seront plus plébiscités cet été, à commencer par les amis/la famille (23%) et le camping (20%).

Du côté des professionnels, quelles stratégies développer ?

Des différentes analyses et enquêtes auprès des socioprofessionnels, quelques orientations stratégiques se dégagent :

- La recherche d’économie dans les coûts, pour permettre de passer ce cap difficile. En particulier, en matière de promotion et de prospection de marché, rechercher des économies d’échelle dans le cadre de groupements professionnels ou de partenariats public-privé. Tirer parti au mieux des TIC pour gagner en efficacité, réduire les coûts (notamment ressources humaines)

- Mettre en œuvre des baisses de tarifs ciblées et lisibles, pour favoriser le déclenchement d’une décision d’achat. Multiplier les offres spéciales et les promotions musclées, en jouant de façon sélective sur les prix, pour limiter les risques de no-show.

- Développer des offres en « all inclusives », des cartes d’hôtes, des animations, des activités d’accompagnement, pour accroître le sentiment de sécurité des clients potentiels quand à la maîtrise de leur budget vacances.

- Développer les offres intégrant des activités ayant du sens (valeurs liées au patrimoine, au développement durable, à la consommation raisonnée…).

- Optimiser les outils de e-marketing et de commercialisation en ligne, et notamment les nouveaux outils du web 2.0 : production, personnalisation et partage de contenus, mise en place d’outils collaboratifs (Wiki, blogs, podcast, flux RSS, réseaux sociaux et professionnels)...

_______________________________________________________________

1
Le Baromètre 2009 a été réalisé en janvier/février par le Cabinet Raffour Interactif auprès de 1000 personnes représentatives de la population française de 15 ans et plus, par enquêteurs professionnels ISL en face à face à domicile, méthode des quotas.

2 Enquête réalisée les 20 et 21 mars 2009 sur un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus

3
Etude réalisée en ligne, courant janvier, auprès des lecteurs de L'Internaute Magazine (Benchmark Group). La population étudiée se compose de 1403 personnes représentatives de la population française.

4
Le portail d’opinion sur les voyages HolidayCheck a réalisé un sondage international au cours des deux derniers mois auprès de plus de 6500 vacanciers de 6 nationalités, afin de connaître les effets de la crise économique sur les projets de vacances des touristes Européens.

5
Le sondage en ligne « Comment économiserez-vous le plus pour vos vacances 2009 ? » a été réalisé en décembre 2008 et janvier 2009 auprès de 3489 utilisateurs sur les sites trivago.fr, trivago.de, trivago.co.uk, trivago.es et trivago.
Par monkadth
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Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /Déc /2009 21:10

Les croisières de loisirs : des voyages à bord des grands paquebots modernes, confortables et animés.

Ce tourisme de croisière est un marché mature aux Etat-Unis, en Angleterre et en Allemagne, mais en devenir en France.

Les investissements en témoignent : chaque année, de nouveaux navires viennent se joindre à une flotte variée en taille, en style et en vocation.

L’augmentation de la taille des navires et le déploiement des unités les plus récentes, notamment en Méditerranée, nous amène à nous questionner sur ce développement des croisières : Quels sont les impacts des croisières de loisirs ?

1-    Impacts des croisières : rejets de déchets et pollutions des eaux et de l'air

Il faut savoir que les paquebots de croisières sont de véritables villes flottantes. Ils génèrent des volumes considérables de déchets.

Pour info, un paquebot, c'est environ :
- 50 tonnes de déchets solides,
- 7,5 millions de litres de déchets liquides,
- 800 000 litres d’eaux sanitaires
et 10 000 litres d’eaux grises.

La majeure partie de ces déchets, dont seulement certains sont traités, est rejetée directement dans l’océan.

Impacts négatifs des croisières sur le milieu marin

Impacts sur l'environnement :
- pollution du fond des mers, des ports et des régions côtières,
- dégradation des rares sources d’eau,
- destruction de l’habitat offert par les récifs de corail (ancrage des navires et des petits bateaux),
- émissions de polluants atmosphériques dans l’air et dans l’eau,
- problèmes sanitaires à terre,
- pression exercée sur les sites terrestres de rejets des déchets,
- grandes quantités de déchets pouvant entraîner de graves risques sanitaires et des coûts de nettoyage.

Impacts sur les destinations concernées :
- sources importantes de pollutions potentielles et de risques environnementaux ,
- augmentation des capacités d’accueil du territoire concerné sans retombées induites, et sans prise en compte des capacités de charge des sites.

2-   Impacts des croisières : achats de produits, biens et services

Les retombées économiques du tourisme de croisière proviennent en grande partie à l’équipage, aux passagers et à leurs activités : livraison des produits achetés, emplois et dépenses en biens et services (transports, entrepôts, services publics, communications etc.).

Toutefois l’accroissement du secteur des croisières exige des dépenses d’investissement énormes en termes de terminaux de croisières et de développement des autres infrastructures liées aux ports de croisières.

Si les visiteurs des bateaux de croisières se substituent aux touristes des hôtels et autres hébergements, les destinations touristiques concernées encourent des pertes majeures au niveau des recettes du tourisme et de l’emploi direct et indirect. 

Impacts positifs des croisières de loisirs

- pénétration du marché de l’emploi et création de revenus,
- apport économique à la région avec les dépenses réalisées (visites à terre, et équipages),
- microéconomie au profit des entreprises locales dans divers secteurs d’activité,
- prise en compte de la culture locale, possibilité d’agir sur sa préservation.

Impacts négatifs des croisières de loisirs

- saisonnalité et emplois limités,
- achats limités au vu des boutiques et services à bord : bars, restaurants, casinos, téléphone, Internet, etc.

Impacts des croisières : augmentation des revenus, perte des traditions culturelles et surpopulation


Le tourisme de croisière exerce, lui aussi, un impact socio-culturel déterminant sur la population locale et encore plus sur celle des ports. 

L’impact immédiat sera souvent l'augmentation des revenus d’une minorité, mais aussi une incapacité à préserver les comportements culturels traditionnels.

Les visiteurs en croisière augmentés des touristes déjà présent provoquent des dépassements de la capacité de charge du territoire concerné au détriment des résidents (déplacements rendus difficiles, lieux et transports publics pris d’assaut…).

L’afflux de visiteurs en croisière déconnectés de la réalité du pays tend à favoriser l’augmentation irraisonnée des prix au détriment des résidents.

Impacts négatifs des croisières sur les populations

- occupation d’espaces réservés aux populations locales, 
- perte de la capacité à préserver les comportements culturels traditionnels,
- risques sanitaires causés par l’accumulation des rejets légaux de déchets,
- construction de nouvelles installations (nouvelles boutiques à défaut des commerces locaux),
- dépassement des capacités d’accueil des territoires.

Impacts sur les territoires :

- augmentation des migrations vers les communautés portuaires (saturation),
- augmentation de la criminalité (délinquance à bord et à terre), à l’encontre des passagers en croisière, 
- saturation des installations urbaines et des attractions.

 

 

Par monkadth
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Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /Déc /2009 21:06

Pendant longtemps première dépense des Français, l’alimentation est désormais devancée par le logement. La part du budget qui lui est consacrée n’est plus que de 18% (21% en 1980 et 30% en,1960). Les Français ont également changé leurs habitudes et leurs comportements alimentaires.

Ce que mangent les Français

S’ils dépensent moins d’argent pour se nourrir, les Français ont également une alimentation moins riche (1 900 calories par jour, contre 2 500 après la guerre. Ils passent également beaucoup moins de temps à table (une heure et vingt minutes en 1995, contre deux heures en 1965), du fait de la généralisation de la journée continue et du travail des femmes. De même, le temps consacré à la préparation des repas n’est plus que de 10 minutes contre 30 il y a vingt ans. En revanche, plus de temps est accordé au petit déjeuner : environ 20 minutes aujourd’hui, contre 10 en 1980 et 5 en 1965. 62% des Français prennent un petit déjeuner traditionnel (tartines de pain beurré trempées dans du café...) et 14%, en majorité des jeunes, un petit déjeuner plus complet, composé de céréales, de laitages, de fruits, etc.

La façon de manger s’est donc modifiée, qu’il s’agisse de l’horaire des repas ou du nombre des plats. Le contenu des repas a, lui aussi, fortement évolué. Par exemple, les Français mangent beaucoup moins de pain (100 g par personne et par jour, soit deux fois moins qu’en 1965), tandis que 15% d’entre eux n’en mangent pas du tout. Le pain reste toutefois l’aliment le plus répandu dans l’Hexagone. Les Français consomment également moins de pommes de terre, de sucre, de beurre, de vin ordinaire...

Certains produits connaissent, en revanche, un grand succès : 95% des Français mangent des yaourts (ils n’étaient que 75% en 1980 et 45% en 1965). La consommation de produits surgelés est passée de 2 kg en 1965 à 37 kg en 1995). On observe la même tendance en ce qui concerne la charcuterie et le fromage, les eaux minérales et les sodas. Après le pain, les aliments les plus consommés sont les pommes de terre, les œufs, le jambon cuit, tandis que le bifteck passe de la quatrième à la huitième place. Ces changements dans les habitudes alimentaires des Français s’observent dans toutes les catégories socio-professionnelles. Des produits internationaux, comme les hamburgers ou les pizzas, sont très appréciés des Français, notamment des jeunes. Les produits allégés (sans matières grasses, sans sucre) ou diététiques ont également le vent en poupe.

Des événements comme la crise de la "vache folle" ont sensibilisé les Français aux risques d’une alimentation incontrôlée. Les produits frais ou biologiques attirent de plus en plus de personnes soucieuses d’une nourriture saine. Les produits bénéficiant d’un label « qualité » (vin d’appellation d’origine contrôlée, poulets fermiers, entre autres) sont plus en plus répandus, tout comme les plats cuisinés, préparés sous la direction de "chefs" réputés.

Où mangent les Français ?

Les Français mangent de plus en plus souvent hors de chez eux (55 repas par an), mais vont de moins en moins au restaurant (30% de l’ensemble de leurs repas). En expansion depuis le début des années 60, le secteur de la restauration semble aujourd’hui marquer le pas. En 1997, le taux de fréquentation des restaurants a baissé d’environ 10%, qu’il s’agisse de restauration rapide ou d’établissements prestigieux. 55% des repas pris à l’extérieur le sont dans la restauration collective (cantines) et 35% dans la restauration commerciale. La restauration « à emporter » (disponible dans les boulangeries, les charcuteries, les sations-service, ...) se développe de plus en plus. En région parisienne et dans les grandes villes, 65% des personnes qui travaillent y ont recours.

Aujourd’hui, la restauration s’est transformée : on change de type de restaurant selon les circonstances (repas de travail, en famille, avec des des amis...). La restauration est désormais « à thème » (poissons, cuisine bourgeoise, diététique...) ou ethniques (japonaise, baltique, tex-mex...).

Par monkadth
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Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /Déc /2009 20:49

Les transformations majeures du mode de vie ces dernières années ont accru considérablement le risque de certaines maladies, hypertension, obésité, diabète... L'activité physique réduite à son minimum dans le monde moderne serait notamment un facteur causal du surpoids qui frappe un nombre croissant d'individus, facteur au moins aussi important que l'alimentation excessive et inadaptée.

Selon un nouveau rapport de l'Organisation mondiale de la santé, la pratique d'un exercice physique régulier et soutenu à tout âge est aujourd'hui indispensable pour combattre ces fléaux qui attaquent l'Europe d'Ouest en Est, tout particulièrement les enfants et les groupes les plus vulnérables.

Ascenseur et sèche-linge

Le rapport « Promouvoir l'exercice physique », rédigé par des scienti­fiques de plusieurs pays européens et présenté pour la première fois lors d'une conférence ministérielle sur l'obésité qui vient de se tenir à Istanbul, rappelle notamment comment l'environnement moderne rend l'homme statique, sans qu'il en soit clairement conscient ni qu'il en mesure vraiment les conséquences.

« Au XXIe siècle, notre mode de vie a été bouleversé, l'activité phy­sique en a été éliminée, nous obligeant à découvrir à quel point cette activité est nécessaire à notre santé et à notre bien-être, expose le rapport de l'OMS en introduction. Notre mode de vie, qu'il s'agisse des transports, des tâches ménagères, du travail ou des loisirs, n'exige désormais que très peu de mouvements, avec comme conséquence une tendance collec­tive à un très faible niveau d'activité physique. »

Par exemple, la généralisation des voitures privées, d'abord à l'Ouest, puis à l'Est, a réduit considérablement la marche et la pratique du vélo ; le fait que nombre d'habitants vivent désormais dans les banlieues qui imposent des déplacements motorisés ou par transport en commun est un frein à la marche ; la hauteur des immeubles rend indispensable les ascenseurs et inhibe les velléités de monter les escaliers à pied ; l'électroménager délivre de multiples contraintes, comme laver le linge ou le suspendre pour qu'il sèche, et réduit ainsi considérablement les dépenses physiques à la maison... À l'échelle européenne, des études ont montré que les enfants vont de plus en plus souvent à l'école en car ou en voiture. Les heures passées devant la télévision et l'ordinateur ne font que croître partout en Europe...

Toutes les recherches relèvent aussi que les groupes les moins favorisés socialement sont ceux qui ont le moins d'activité physique, et en ­particulier pratiquent le moins d'activités sportives, pour des raisons économiques et sans doute par manque de conscience des bénéfices que l'on peut en attendre.

Les enquêtes épidémiolo­giques sont pourtant désormais légion pour associer l'exercice physique à une amélioration de la santé et de la qualité de vie. Des médecins danois ont même rapporté que les personnes inactives auront de huit à dix ans de vie sans maladie invalidante en moins par rapport aux individus physiquement actifs. Il a été démontré à de multiples reprises que l'obésité, le diabète, l'hypertension, les maladies cardiaques, l'ostéoporose pouvaient être prévenus ou améliorés par l'exercice, tout comme certains cancers (du sein) ou en­core la dépression. Pour ce qui est du poids plus particulièrement, l'activité physique est capable de prévenir les conséquences de l'obésité sur la santé et permet de ne pas grossir, et même de perdre du poids, beaucoup plus efficacement qu'un ré­gime alimentaire seul.

Trente minutes par jour

« Pour les experts internationaux, qui s'appuient sur des preuves physiologiques, cliniques et épidémiologiques, trente minutes par jour ou plus d'activité physique modérée (marche rapide, vélo, natation, jardinage) sont un niveau moyen nécessaire, soutient le rapport. Tous les mouvements contribuent à une dépense énergétique indispensable à la gestion du poids. Mais pour prévenir le surpoids ou le réduire, de 45 à 60 minutes en moyenne par jour sont nécessaires. Même si ces moyennes sont à pondérer en fonction du mode d'alimentation et du métabolisme individuel. » Selon les experts, les exercices qui font perdre du poids sont ceux qui donnent chaud, font transpirer et essoufflent.

Le rapport de l'OMS, après avoir fait un tel constat, propose un guide technique très détaillé destiné entre autres aux pouvoirs publics des pays européens pour les aider à mettre en place des politiques favorisant la pratique de l'exercice physique par la population.

Par monkadth
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Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /Déc /2009 20:41

Le changement climatique est un enjeu extrêmement présent dans l’activité touristique. Mondialement, l’immense majorité des transports associés au tourisme s’effectue en voiture ou en avion. Or ces deux modes de transports sont les plus émetteurs de gaz à effet de serre rapporté au km parcouru par passager, très loin devant les solutions ferroviaires ou maritimes. Dans le monde, malgré son utilisation marginale par rapport aux autres modes de transport, l’avion est responsable de 3 à 4% des émissions de gaz à effet de serre.

Dans le cadre du tourisme international, l’avion est de loin le moyen de transport le plus utilisé. Pourtant, l’aviation est aujourd’hui exclue du protocole de Kyoto et les compagnies aériennes bénéficient d’une exonération de taxes sur le carburant. Comment intégrer la problématique du changement climatique dans l’activité touristique ? Cette question se pose de plus en plus fréquemment. La commission européenne propose d’inclure, de manière expérimentale pendant la période 2008-2012, l’aviation dans le marché européen du carbone.


Par ailleurs, le rétablissement de taxes sur le carburant a été réclamé à de nombreuses reprises par des associations écologistes, argumentant notamment d’un biais de concurrence ainsi introduit avec les autres modes de transport, mais cette contestations se heurte à l’opposition des gouvernements européens.

Face aux tergiversations politiques, des outils individuels se sont développés. Il est aujourd’hui possible de compenser ses émissions par le financement de projets de réduction d’émissions de gaz à effet de serre pour un prix de l’ordre d’un euro pour mille kilomètres. Les particuliers soucieux de leur impact climatique disposent donc d’un outil financier original. Ils peuvent ainsi participer au financement d’installations de production d’énergie renouvelable, de plantation d’arbres etc.

Au-delà de l’enjeu lié aux transports, le changement climatique présente surtout des risques et des opportunités en termes d’attractivité touristique des territoires. De nombreuses destinations dans le monde dépendent de la qualité de leur climat. Les stations balnéaires et les stations de sport d’hiver en sont les exemples les plus évidents. Pour les unes comme pour les autres, une évolution climatique défavorable pourrait avoir des effets désastreux sur leur attractivité touristique. On pourrait également voir se déplacer la période d’attractivité d’une destination si le climat devient trop chaud l’été, au profit des périodes printanières et automnales par exemple.

Pour les stations de ski, il apparaît aujourd’hui probable que les stations de moyenne montagne soient contraintes de se reconvertir en raison du manque de neige à venir, aussi bien dans les Alpes qu’en Amérique du nord.

Ces bouleversements climatiques ne seront pas sans conséquences économiques et sociales. De nombreuses régions dans le monde sont aujourd’hui très dépendantes de leur activité touristique, particulièrement dans les pays en voie de développement. Un effondrement de l’activité touristique aurait de lourdes conséquences sur le développement du pays ou de la région concernée.

D’autres parties de la planète sont particulièrement menacées dans leur existence, comme certaines iles du pacifique situées seulement quelques mètres au dessus du niveau actuel de la mer.

L’adaptation au changement climatique, plus que la prévention, est donc un point central pour l’industrie du tourisme, qui va devoir anticiper sur les effets des modifications climatiques afin d’assurer un succès pérenne à certaines destinations. Ces adaptations peuvent prendre plusieurs formes. Pour les stations balnéaires, il peut s’agir de construire un peu plus loin du bord de mer afin d’anticiper la hausse du niveau de la mer.  Pour une station de ski de haute altitude, le recours à l’enneigement artificiel sur les parties basses du domaine peut permettre de continuer l’activité, en prenant garde toutefois de ne pas prélever trop d’eau dans un écosystème fragile, qui s’effectue parfois au détriment des populations de la vallée. Par ailleurs, l’enneigement artificiel est très énergivore et alourdit l’impact climatique et la facture énergétique des stations. Pour les stations de basse altitude, une reconversion complète de l’activité touristique est probablement à envisager rapidement.

 

Thomas Sanchez
Mis en ligne le : 25/08/2006

Par monkadth
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